04.06.2024 – Connaissances acquises lors du CannaTrade

Le salon CannaTrade s'est terminé il y a quelques jours. Cette année, le salon du chanvre était un peu plus petit, mais nous avons tout de même parlé avec de nombreuses personnes connues et nouvelles.

Nous avons ressenti chez certains une certaine euphorie : si l'Allemagne a fait des pas en direction de la légalisation, alors les choses vont aussi avancer chez nous ? Mais nous devons tout de même faire une remarque sceptique : ce n'est pas parce que l'administration fédérale et la sous-commission élaborent quelque chose que cela va bien se passer.

Souvenons-nous qu'en 2004, le Conseil national a balayé en deux votes toutes les discussions, les rapports et les travaux de l'administration depuis 1996, voir l'article dans LI30. C'était fini !

Aujourd'hui, la plupart des gens espèrent à nouveau que cela va simplement marcher. Mais lors de la table ronde sur le sujet au CannaTrade, il est apparu clairement que la sous-commission n'a jusqu'à présent même pas abordé des questions aussi fondamentales que la taxation (cela nécessiterait sans doute un article constitutionnel et donc une majorité des cantons lors d'une votation, ce que tout le monde considère comme irréaliste) ou si la culture en extérieur et/ou en intérieur doit être légalisée. Il y a donc encore beaucoup de questions en suspens. La proposition de la sous-commission devrait être publiée à l'automne, nous verrons alors cela de plus près.

Nous pensons vraiment qu'il est urgent que quelques centaines de personnes se mobilisent dans tout le pays pour un changement. C'est-à-dire participer à des podiums, tenir des stands dans la rue, écrire des lettres de lecteurs, donner des interviews, gérer les médias sociaux et, de préférence, se présenter avec une photo et un nom pour défendre la cause. Sinon, nous craignons qu'il n'y ait pas de votation réussie (et il est pratiquement certain qu'une votation aura lieu).

Lors du CannaTrade, nous n'avons malheureusement pas senti de volonté d'entreprendre cet effort. C'est pourquoi nous ne sommes pas euphoriques.